Chroniques
Il y a quelques mois encore, je connaissais à peine Stubete Gäng.
Et puis il y a eu une rencontre avec Aurel et Moritz Hassler, quelques répétitions, les premiers concerts… et soudain une nouvelle aventure musicale a commencé.
Stubete Gäng possède un univers assez particulier : la musique populaire suisse y rencontre la pop, le rock et l’électro, sans perdre ce qui fait son identité. Pour un accordéoniste, c’est un terrain de jeu assez extraordinaire.
Ce qui m’a probablement le plus marqué durant ces premières dates, c’est le public. À Pont-la-Ville, lors des RJG, des milliers de personnes chantaient et dansaient sous la tente.
Puis il y a eu Locarno, le 18 juillet 2026, sur la Piazza Grande. Quelques mois auparavant, je n’aurais jamais imaginé me retrouver là, accordéon en main, avec Stubete Gäng devant plus de 10 000 personnes.
Mon parcours a commencé avec le musette et le folklore, presque en autodidacte, avant de passer par les études classiques et un Master à Zurich. Finalement, toutes ces routes que je pensais parfois très éloignées les unes des autres se retrouvent aujourd’hui sur la même scène.
C’est peut-être cela, la vie d’un musicien : travailler longtemps sans savoir exactement où certaines rencontres vont vous conduire. Pour moi, cette entrée dans Stubete Gäng en est une belle illustration.
À suivre
Comment une succession de rencontres, de remplacements et de détours musicaux m’a-t-elle conduit jusqu’à Stubete Gäng ? La prochaine chronique remontera le fil : Seraphim de Werra, Marc Croft, les Balkans, Grächen et cette première rencontre avec le groupe.
Et il y avait, ce soir-là, au milieu des musiciens, un visage qui ne m’était pas inconnu…
Stubete Gäng — Piazza Grande, Locarno, 18 juillet 2026
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Les voies d'un musicien
Être musicien, ce n'est pas suivre une seule voie.
Il y a l'enseignement, qui demande de transmettre avec patience, précision et attention. Enseigner l'accordéon ou le piano, c'est accompagner des élèves dans leur progression, mais aussi dans leur rapport intime à la musique.
Il y a la scène, ensuite. Les concerts sont peut-être le cœur le plus visible du métier. Ils donnent à la musique son souffle immédiat : celui du public, de l'instant, de la présence.
Il y a enfin les enregistrements, qui fixent une trace. Ils permettent à une musique de continuer son chemin après le concert, après la séance de studio, après le moment vécu.
Ces trois dimensions - transmettre, jouer, enregistrer - composent peu à peu une vie de musicien.
Et cette année, la scène me réserve une surprise que je me réjouis de partager avec vous.
Dans quelques semaines, j'aurai la chance d'accompagner à l'accordéon un groupe suisse très célèbre, sur plusieurs dates. Je ne peux pas encore en dire davantage, mais je peux déjà confier une chose : je ne pensais pas un jour partager la scène avec eux.
Le registre sera festif, joyeux, vivant, exactement le genre de musique qui amène de la joie au public.

© Sérafim.ch — Danseurs : Olivier et Françoise Bonnet, école Les Trottoirs de Buenos Aires Sierre
2026 une année particulière.
Cette année a quelque chose de différent dans mon parcours. Les cours d'accordéon et de piano continuent, en Valais et à Genève. Mais à côté de ça, je serai beaucoup en studio pour des projets de théâtre, de cinéma, des enregistrements et des concerts avec des groupes.
Au fil de l'année, vous pourrez me retrouver en concert : en solo, en duo, ou en formation. Et cet été, sur plusieurs dates, vous serez surpris de voir qui je vais accompagner en tournée. Moi le premier, je ne m'y attendais pas.
Cet été, je repars aussi parcourir les Balkans.Je vous invite à me suivre sur le site et les réseaux sociaux, d'ici quelques jours, tous les liens seront opérationnels.
Prochaine date publique : 17 avril 2026 Si Derborence m'était Conthey
À bientôt.
Théodore